L’activité physique dans le cadre de l’ALD

Pas sans un bilan kiné !

Le premier mars 2017 est lancé le dispositif permettant d’intégrer l’activité physique dans le parcours de soin du patient en ALD.Cette disposition est la conséquence de l’article 144 de la loi de modernisation de notre système de santé qui consacre la prévention par l’Activité physique adaptée (APA).

Le décret n° 2016-1990 du 30 décembre 2016 précise ainsi les conditions de dispensation de l’activité physique adaptée : elle est prescrite par le médecin traitant au profit des patients atteints d’une affection de longue durée (ALD).

Le texte établit une définition de l’Activité physique adaptée telle qu’elle a été proposée par le Conseil national et qui consiste en une action de prévention au moyen de techniques physiques et sportives. Il la distingue des actes de rééducation réservés aux professionnels de santé.

L’APA n’est donc pas un acte de soin, c’est un acte de prévention sans remboursement par l’assurance maladie.

Par ailleurs le texte protège les patients les plus fragiles en précisant, notamment, les limitations fonctionnelles sévères au-delà desquelles seuls les professionnels de santé sont habilités à dispenser une activité physique, adaptée à la pathologie, aux capacités physiques et au risque médical. Les enseignants en activité physique adaptée ainsi que les éducateurs sportifs peuvent encadrer les activités physiques adaptées aux patients qui n’entrent pas dans cette catégorie.

Depuis plus de 70 ans, les kinésithérapeutes, dont la pratique consiste à soigner par le mouvement, entretiennent une relation privilégiée avec l’activité sportive. Ils prennent donc toute leur place dans le dispositif APA qui autorise les médecins à prescrire de l’activité physique adaptée aux 11 millions de patients atteints d’une affection de longue durée. Les kinésithérapeutes prennent en charge, chaque jour, plus d’un million d’entre eux.

Le kinésithérapeute est un acteur à part entière de ce parcours des patients en ALD qui souhaitent initier ou recouvrer une activité physique adaptée. « Art. D. 1172-3.-Pour les patients présentant des limitations fonctionnelles sévères telles que qualifiées par le médecin prescripteur en référence à l’annexe 11-7-2, seuls les professionnels de santé mentionnés au 1° de l’article D. 1172-2 sont habilites à leur dispenser des actes de rééducation ou une activité physique, adaptée à la pathologie, aux capacités physiques et au risque médical ≫. Dans ce cas précis, le kinésithérapeute établira un bilan complet de la condition physique du patient afin de l’orienter et de le suivre dans sa démarche d’activité physique.

C’est au moyen de ce modèle de bilan que le kinésithérapeute pourra déterminer le phénotype fonctionnel du patient en évaluant sa condition physique afin de l’orienter et de le suivre dans sa démarche d’activité physique.

Modèle de bilan permettant au kinésithérapeute de déterminer le phénotype fonctionnel du patient.

Vous pouvez télécharger ici les affiches réalisées pour promouvoir l’encadrement de l’activité physique adaptée par les kinésithérapeutes.

En savoir plus.

Patients en ALD : le conseil d’État confirme le rôle essentiel des kinésithérapeutes.